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Les exportations chinoises en baisse de 17,5% en janvier

LE 11/02/2009

Les exportations chinoises ont baissé en janvier de 17,5% sur une base annuelle pour s'établir à 90,45 milliards de dollars, a annoncé mercredi l'Administration générale des douanes de Chine.

Les importations ont connu une baisse encore plus importante (-43,1%) pour s'établir à 51,43 milliards de dollars.

Le total des transactions avec l'étranger a atteint 141,8 milliards de dollars. L'excédent commercial a augmenté de 102% en base annuelle à 39,1 milliards de dollars.

En un an, selon les douanes, les exportations ont toutefois augmenté de 6,8% et les importations baissé de 26,4% en base annuelle, si on ne tient pas compte de l'effet de la Fête du Printemps. Sur une base mensuelle, les exportations ont progressé de 10,1% en décembre dernier et les importations baissé de 3,8%.

En janvier, la part des sociétés à capitaux étrangers dans le commerce extérieur était de 52,2%, soit 74,05 milliards de dollars, en baisse de 32,3% par rapport à l'année dernière. Celle des entreprises chinoises d'Etat était de 22,3%, soit 31,65 milliards de dollars, en baisse de 34,8%.

Les transactions commerciales entre la Chine et l'Union européenne ont totalisé 27,93 milliards de dollars, celles avec les Etats-Unis 22,25 milliards de dollars, et celles avec le Japon 14,5 milliards de dollars, en baisses respectives de 18,7%, de 15,2% et de 28%.

En janvier, la Chine a exporté pour 10,51 milliards de dollars d'habillement et 2,91 milliards de dollars de chaussures, respectivement en hausse de 5,7% et de 10,6% en base mensuelle.

Dans le même temps, les exportations de machines et d'électronique (54,3% du total des exportations chinoises) ont chuté de 20,9% à 49,14 milliards de dollars, et les exportations des nouveaux produits de hautes technologies ont baissé de 28% à 21,66 milliards de dollars.

Selon les douanes, en janvier la Chine a importé 32,65 millions de tonnes de minerai de fer, en baisse de 11,2% par rapport à l'année dernière, 12,82 millions de tonnes du pétrole brut, (- 8%), 2,39 millions de tonnes du pétrole raffiné, (-26,2%) et 37,49 milliards de dollars de produits industriels finis, (-39,9%).

Economie : La Chine ne pratiquera pas la "Buy Chinese"

LE 09/02/2009

La Chine n'aura pas recours au protectionnisme commercial en utilisant une clause semblable à celle de "Buy American" (achetez américain) qui exclut les produits étrangers dans les projets de relance intérieure, a déclaré le vice- ministre chinois du Commerce Jiang Zengwei, lors d'une conférence de presse lundi à Beijing.

"Nous ne pratiquerons pas la "Buy Chinese". Nous traiterons les produits chinois et étrangers de la même manière aussi longtemps que cela sera nécessaire", a souligné le vice-ministre chinois.

Le Sénat américain a voté la semaine dernière une limitation, mais un maintien, de la clause controversée "Buy American" du plan de relance de 900 milliards de dollars, qui recommande l'usage exclusif d'acier et de fer américains dans tous projets de travaux publics financés par le plan de relance.

"Il est impossible de satisfaire la demande du marché chinois avec les seuls produits fabriqués en Chine étant donné l'intégration économique mondiale. Pourquoi devrions- nous avoir recours au protectionnisme dans la situation actuelle?", a déclaré le vice- ministre.

Environ 20% des marchandises dont la Chine a besoin doivent être achetés de l'étranger. C'est le cas des matières premières industrielles, des produits agricoles et des objets de luxe, a-t-il précisé.

La clause "Buy American" inquiète les principaux partenaires commerciaux des Etats- Unis, en particulier l'Europe, le Canada et le Japon. Des économistes ont averti qu'elle pouvait déclencher une guerre commerciale au détriment d'une économie mondiale déjà fragilisée.

La Chine doit se méfier d'un éventuel retour au protectionnisme, a souligné Zhang Xiaoji, chercheur spécialisé dans les relations économiques internationales du Centre d'Etudes sur le Développement du Conseil des Affaires d'Etat (gouvernement central).

La Chine, qui dépend beaucoup de ses exportations, souffrirait gravement si le protectionnisme gagnait du terrain en raison de la crise mondiale, a indiqué cet expert.

D'après lui, le plan de relance économique de la Chine va "certainement stimuler les importations du pays", a-t-il dit à l'agence de presse Xinhua (Chine Nouvelle).

"Nous devons non seulement nous opposer au protectionnisme commercial dans d'autres pays, mais aussi soutenir nous-mêmes le commerce mondial", a-t-il poursuivi en soulignant que la Chine pouvait ouvrir davantage son marché aux produits étrangers puisque le pays avait une marge de manoeuvre en raison de son confortable excédent commercial.

La Chine a lancé en novembre dernier un plan de relance économique de 4 000 milliards de yuans (586 milliards de dollars) pour stimuler la demande intérieure et accélérer la croissance économique. La majorité des investissements est dirigée vers la construction d'infrastructures.

Jacques Chirac en Chine


PUBLIÉ LE 29/04/2009
 
Jacques Chirac et le président chinois Hu Jintao

Jacques Chirac est actuellement en visite en Chine sur l'invitation de l'Institut de Politique étrangère du Peuple chinois.
Le monde a besoin de l'affirmation sereine et constructive du rôle de la Chine au sein de la communauté internationale, a déclaré mercredi à Beijing l'ancien président de la République française Jacques Chirac.
Il a prononcé un discours devant l'Institut de Diplomatie après avoir reçu le diplôme de Docteur Honorsi Causa.
"La crise que nous traversons aujourd'hui constitue un moment unique, ..., et cette crise n'est pas uniquement économique et financière. Il s'agit d'une crise globale qui nous place brutalement face aux conséquences de nos actes," a indiqué M. Chirac.
Saluant les mesures utiles adoptées par la Chine, l'ancien président français a souligné que la Chine avait retrouvé sa place historique sur la scène internationale, une place au premier rang des nations, une place qui lui confère des responsabilités nouvelles à ce moment critique.
Le monde a besoin de la Chine. Il a besoin de sa sagesse, de son engagement, et de l'affirmation sereine et constructive de son rôle dans la communauté des nations. Car la Chine incarne depuis toujours une puissance d'équilibre, fondée sur un rapport au temps qui privilégie l'action et la pensée à long terme; un rapport au temps qui devrait nous inspirer et nous guider dans la reconstruction du système international, a poursuivi M. Chirac.

A propos des racines de cette crise, il a révélé qu'il avait, depuis longtemps, souligné et dénoncé les risques et les fragilités d'un système financier qui privilégie le court terme au détriment de l'investissement productif. Un système qui incite à la spéculation. Un système qui tolère et récompense les comportements irresponsables, voire criminels. Et aujourd'hui, le monde en paie le prix.
Pour résoudre cette crise, selon lui, il n'y a pas d'autres choix que celui de la solidarité et de la coopération internationale. "La crise, sous ses multiples formes, est mondiale, et la réponse ne peut être que mondiale."
La relance coordonnée des économies est un premier pas indispensable. Et il faut veiller à la stabilité des changes et des mouvements de capitaux, tout en empêchant la spéculation sur les matières premières, a-t-il précisé.
Il faut également rendre à l'activité financière sa vocation fondamentale qui est de contribuer à la croissance et au développement. Comme le G20 l'a esquissé, les institutions internationales doivent disposer des pouvoirs et des moyens nécessaires à l'exercice de leurs responsabilités, a ajouté l'ancien président français.

L'engagement de la Chine est nécessaire pour sortir le monde de la pauvreté
Le monde ne peut pas sortir de la pauvreté sans l'engagement de la Chine, a également déclaré mercredi l'ancien président français.
Il a fait cette remarque dans son discours prononcé devant des centaines d'étudiants et professeurs de l'Institut de Diplomatie à Beijing.
Depuis trente ans, la croissance économique mondiale s'est accompagnée d'un creusement massif des inégalités et le progrès économique n'a pas réduit la pauvreté absolue, a souligné M. Chirac, en ajoutant que la réalisation des Objectifs du Millénaire s'éloignait avec la récession économique mondiale.

Selon lui, la crise va replonger dans la pauvreté des millions de personnes qui venaient à peine de s'en libérer: 1% de croissance en moins dans les pays en développement, c'est 20 millions de pauvres en plus. Les organisations internationales estiment aujourd'hui que 100 millions de personnes sont menacées de malnutrition en raison de la crise et de la hausse des prix alimentaires.
Pour absorber le choc de la pauvreté, I'ancien président a indiqué que davantage d'aide au développement était indispensable, tout en appelant à la création de mécanismes de financement du développement innovants pour trouver des ressources pérennes, stables et sûres.

"Je salue les efforts déployés par la Chine pour sortir son peuple de la pauvreté. Une partie de l'Afrique, de l'Amérique latine et de l'Asie n'a pas encore réussi cette transformation. La Chine y est regardée comme un modèle et un partenaire possibles," a souligné M. Chirac.

"Nous ne réussirons pas à sortir le monde de la pauvreté sans l'engagement de la Chine," a-t-il ajouté.